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La FIDH choisit Johannesburg pour son 39ème Congrès

La FIDH organisera son 39ème Congrès à Johannesburg du 23 au 27 août 2016, avec ses organisations membres en Afrique du sud, Lawyers for Human Rights, au Botswana, DITSHWANELO – The Botswana Centre for Human Rights et au Zimbabwe, Zimrights. Cet événement unique, placé sous le haut patronage de Desmond Tutu, rassemblera les 178 organisations membres de la FIDH, réunissant ainsi plus de 400 défenseur-e-s des droits humains du monde entier.

« Après Dakar en 1997, et Casablanca en 2001, c'est la troisième fois que la FIDH organise son Congrès en Afrique. Le choix de l'Afrique du sud n'est pas un hasard. Ce pays joue un rôle clé et croissant sur le continent, tout en faisant face à d'importants défis internes. » a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH. « Organiser notre Congrès à Johannesburg, c'est aussi rendre hommage à la société civile sud-africaine qui, dans un pays marqué par des décennies d'Apartheid, a su, par son courage et sa persévérance, rétablir l'état de droit et préserver la paix, et qui se bat encore aujourd'hui pour pérenniser ces acquis ».

L'année 2016 marque également pour l'Afrique du Sud un nombre important d'anniversaires : les 20 ans de sa première constitution démocratique, les 40 ans des émeutes de Soweto, et les 60 ans de la marche des femmes contre l'Apartheid. Autant de combats et de victoires pour les droits humains auxquels la FIDH entend également rendre hommage.

Le Congrès s'ouvrira le 23 août sur un forum de deux jours - ouvert à la presse et à la société civile - intitulé : À l'offensive pour les droits humains : Réaliser une vision, mettre en place une stratégie, et assurer la place de la société civile comme pierre angulaire du développement humain.

La thématique du forum a été choisie sur la base du constat suivant : les sociétés civiles ont contribué par leur travail et leurs efforts à améliorer le respect des droits humains dans le monde, pourtant depuis quelques années,elles font l'objet d'attaques de toutes parts : stigmatisations, harcèlements judiciaires, menaces, aggressions, meurtres. Au delà des femmes et des hommes, ces attaques visent l'univervalisme des droits humains. Un universalisme remis en cause par des États au nom de spécificités culturelles, de la lutte contre le terrorisme, ou d'intérêts économiques. Le forum aura pour objectif de réunir les sociétés civiles du monde entier et d'échanger sur la façon de faire face à ces attaques. Il illustrera la capacité extraordinaire du mouvement mondial des défenseurs des droits humains à resister et à lutter.

Plus de 100 représentants d'ONGs de l'Afrique australe ont été invités à participer à ce Forum. Cette région est régulièrement dépeinte comme étant l'une des plus stables du continent africain. Pourtant, elle demeure confrontée à des défis majeurs en matière de sécurité, d'égalité et de protection des droits humains. Dans plusieurs pays, des dispositifs répressifs sont à l’œuvre pour museler la société civile, corruption et affairisme favorisent des disparités socio-économiques importantes, et violences et discriminations portent régulièrement atteinte aux droits des femmes, des personnes migrantes ou encore des personnes LGBTI. En réponse à ces difficultés, les ONGs de l'Afrique australe ont élaboré des stratégies et mis en place des outils pour constituer des remparts contre l'arbitraire et l'impunité.

Le 39e Congrès de la FIDH sera dédié à tous les défenseurs des droits humains injustement emprisonnés en raison de leurs activités, dont Nabeel Rajab, Secrétaire général adjoint de la FIDH (Bahreïn), Abdolfattah Soltani (Iran), Razan Zeitouneh (Syrie).

Le Congrès interne succèdera au Forum, du 25 au 27 août. Un moment important pour l'ONG, durant lequel les stratégies d'action sont débattues et le Bureau international (le-la président-e, 15 vice-président-e-s et 5 secrétaires généraux) est élu.